Blanche, parle-nous de ce nouveau roman.
Noires Écailles c’est l’histoire d’une jeune femme, un peu étrange, qui a toujours affronté le rejet et qui, à l’aube de partir explorer le monde pour y découvrir un endroit qui l’accepterait comme elle est, rencontre des personnes qui vont s’intéresser à elle pour son plus grand malheur. Le mystère de ses origines et son identité seront au cœur de son périple pour trouver sa place dans le monde.
Est-ce que ce sera une série ? Si oui, combien de tomes prévois-tu ?
Oui, il s’agit d’une trilogie. Le premier tome, « L’éclosion », sortira sous peu, tandis que les tomes 2 et 3 sont prévus sortir à un an d’intervalle chacun.
C’est ta première expérience dans le monde de l’édition, parle-nous du processus d’édition ?
Je dirais que l’édition, ça se déroule dans un espace spatiotemporel différent du nôtre. Avant d’avoir un retour de soumission ou lorsque le texte passe par la direction littéraire, le temps se dilate. Tandis que, lorsque l’on reçoit les corrections du tome 1 ou que l’on doive fournir le tome 2 à temps, celui-ci se contracte. L’édition, c’est de longues périodes d’attentes pendant lesquelles on court après chaque minute disponible pour rentrer dans les délais. En contrepartie, chaque étape parcourue est une victoire à célébrer, car c’est un plaisir de voir son texte s’améliorer jusqu’à atteindre sa forme finale.
Comment t’est venue l’idée de Tiarra : son monde, sa différence, son épopée ?
Les débuts de cette histoire remontent à mon secondaire. C’est le personnage de Tiarra qui a existé en premier. C’est difficile à expliquer et très abstrait comme concept, mais lorsque je crée, tout part d’une émotion, d’un ressenti, c’est viscéral. Tiarra est apparue d’un besoin de connexion avec autrui, de prouver sa valeur, d’exister, un besoin inassouvi étouffé par un environnement hostile devant lequel elle ne veut pas s’avouer vaincue. L’histoire, telle qu’elle existe aujourd’hui, a réellement pris son envol lorsque la connexion entre elle et un autre personnage s’est clarifiée à l’écoute d’une chanson de Breaking Benjamin (la musique m’inspire beaucoup). C’est là que j’ai écrit la scène de l’interrogatoire sous la tente, puis le reste s’est construit autour.
Prévois-tu écrire autre chose après ta trilogie ?
Oui, j’ai plusieurs projets en tête et dans mes tiroirs qui ne demandent qu’à prendre vie, des plus courts comme d’autres, beaucoup plus longs. Aussi, le royaume de Gira, dans lequel se déroule l’histoire de Noires Écailles, n’est qu’un tout petit territoire dans un monde beaucoup plus vaste qui mériterait d’être exploré plus en profondeur.
As-tu des points communs avec ton héroïne ?
Je mentirais bien mal si je disais que cette petite blonde athlétique aux cheveux courts ne ressemble pas à la jeune moi que j’ai été. Toutefois, malgré quelques valeurs communes, elle a son propre vécu et sa propre façon d’aborder les épreuves qu’elle traverse. Je dirais même qu’à force de la côtoyer, j’ai fini par apprendre d’elle plus que ce qu’elle a pris de moi à l’origine.
Qu’aimerais-tu partager avec nous d’inédit sur ton histoire ?
J’ai redessiné la carte du monde à plusieurs reprises avant de m’arrêter sur la géographie actuelle, et il faut dire qu’une fois mon choix bien arrêté, j’ai pris grand plaisir à lui donner vie. Je ne me gêne donc pas pour le préciser, mais le royaume de Gira est fortement inspiré de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Il y a donc plusieurs petits clins d’œil par-ci par-là pour ceux qui sauront les identifier. Bonne lecture !

