Description
EN PRÉCOMMANDE DÈS MAINTENANT
Dans Les trèfles se chassent en avril 1, Intense:
Il était une fois… Non, je rigole!
Moi c’est Avril, Avril McCarthy. Je suis une Québécoise à demi irlandaise, je suis enseignante de yoga, j’ai vingt-huit ans, j’ai toutes mes dents et je fais clairement une crise pré-trentaine bien assumée! Raison pour laquelle j’ai les pieds bien enfoncés dans le sable chaud de San Diego en ce moment même!
Pourquoi partir de chez moi? Je ne sais pas… Un éclat de lucidité? Mon intuition? Un moment de pure folie? Possiblement toutes ces réponses! On ne se mentira pas, j’étais franchement loin de me douter ce qui m’attendait dès l’instant où j’ai mis le pied hors de l’aéroport à San Diego, mon nouveau chez moi! Ouais… parce que figurez-vous que cette chère « Mme La Vie » était bien décidé à m’en faire voir de toutes les couleurs! Bon, il faut avouer que j’ai une propension assez exceptionnelle à faire des choix douteux et me retrouver dans de drôles de situations constamment! Je dirais que ça fait partie de mon charme!
Dans Les trèfles se chassent en avril 2, Vert:
Je ne sais pas trop si c’est moi qui ai pris une mauvaise décision. Est-ce qu’on peut réellement prendre une mauvaise décision dans la vie ? Admettons qu’on y pense bien sérieusement, je me dis qu’au fond, tout n’est qu’expériences, non ? J’ai toujours eu l’ultime conviction que rien n’arrive jamais pour rien. J’y crois encore.
« Oui, Avril, tu y crois encore ! ».
Bon, c’est certain que la vue du corps flambant nu de Franky que j’ai à l’instant sous les yeux aide dans le positivisme de mes réflexions. Il faut être complètement stupide pour rester insensible à cet homme ! Non, mais je vous jure, je suis certaine que même une mouche doit perdre la tête quand elle lui tourne autour ! OK, j’exagère un brin, mais quand même !
Ce que je n’avais pas prévu, c’est Jordan.
Est-ce que c’est possible de vouloir autant étouffer une personne de ses propres mains et étrangement, possiblement, peut-être, commencer, un peu, un petit peu, à l’apprécier ? Je ne sais pas trop ce qui lui prend. Il faut dire qu’il est passablement difficile à suivre. Je ne suis pas vraiment mieux par moment, mais moi, au moins, j’ai le mérite de toujours être de bonne humeur, contrairement à lui ! Être d’humeur massacrante est de loin son sport favori !
« Ce que je n’avais pas prévu »… Comme si je prévoyais dans la vie ! Et puis merde ! Je n’ai jamais réfléchi avant d’agir, et je ne pense pas commencer de sitôt !
Mme La Vie, une chose est certaine, tu as l’avantage d’être divertissante
Dans Les trèfles se chassent en avril 3, Trois:
Bon, j’avoue, je n’ai jamais été très douée pour l’équilibre. Vivre avec moi-même, c’est plutôt sportif. Je veux dire, comme tu le sais, je suis une excentrique. Même dans mes histoires de cœur, visiblement.
Imagine l’équilibre à trois. Avec eux.
Peut-être que c’est juste parce que je préfère ce qui est compliqué? Ou peut-être que je ne suis jute pas doué pour la simplicité? Peut-être aussi parce que je fais des choix un peu débiles dans la vie? C’est beaucoup trop de questions. De toute manière, il faudrait être fou pour ne pas tenter le coup. Ne pas en profiter. Je préfère vivre un paquet de trucs qui me font grimper les émotions dans les rideaux que de vivre avec des « si » qui me donne un arrière-goût épouvantable sur la langue.
Les jours passent, les saisons et ce que je découvre, c’est de petits fragments de moi-même qui prennent vie.
Pour lui, j’ai le cœur qui se met à broder de la dentelle. Ses longs doigts qui pianotent ma peau brûlante de désir. Son rire. Sa joie matinale. Il peut bien faire tourner la tête de toutes les femmes quand il monte sur la scène, guitare à la main.
Pour lui, j’ai l’être tout entier qui se dérègle. Je passe du chaud au froid en un claquement de doigts. On dirait la météo au Québec. Imprévisible, surprenante. Une journée tellement ensoleillée et chaude que tu n’arrives plus à t’endurer le corps, et la suivante, violente comme un orage en été.
Et comme si ce n’était pas suffisant… Mme La Vie a toujours son mot à dire.
Dans Les trèfles se chassent en avril 4, Chemin:
À certains moments, on se demande où il faut aller. Comme si on voulait être partout et nulle part à la fois. Je pense que c’est à cet instant précis qu’il faut écouter sa petite voix en dedans. Et des fois, avec un peu de chance, Mme La Vie nous donne un petit coup de pouce à sa manière… Tu sais comment elle est !
Une chose est certaine, c’est que quand tu retrouves ton chemin, quand tu le ressens à l’intérieur de toi de la même manière que les rayons du soleil percent les nuages, tu le sais que tu fais la bonne action. Que tu es à la bonne place !
Maudit que ça fait du bien !
À travers tout ça, il faut savoir que le chemin n’est pas toujours fait de pavés en or et de jolis arbres qui le bordent. Il y en a des moins cute, mais nécessaires à prendre.
On m’a dit un jour que la douleur de la perte de quelqu’un qu’on aime est proportionnelle à l’amour qu’on lui portait.
Je pense que c’est vrai.
Je pense aussi que même dans les pires moments que tu vis, il y a moyen d’en retirer du beau. Ça te prend juste une certaine dextérité et la confiance inébranlable en la vie et ses plans pour en extraire le précieux. Comme le jus d’une orange, mettons.
Ensuite, c’est de savoir si on est capable de le faire à deux, en équipe. C’est un projet d’envergure qui donne le vertige. Surtout quand tu te trouves en face de ton miroir. Laisse-moi te dire que regarder son reflet, c’est aussi enrichissant pour l’âme qu’éreintant pour l’ego.
En tout cas, mon petit farfadet et moi, on est prêts.
C’est le temps de faire un pas en avant.
Dans Les trèfles se chassent en avril 5, Marguerite:
DISPONIBLE EN LIBRARIE DÈS LE 14 OCTOBRE
L’effet papillon de chaque décision, si petite soit-elle, c’est beau, et ça peut donner le vertige. Il y a, dans cette vie, une infinité de possibilités. Ce qui, dans les faits, devrait être rassurant, non?
La seule chose dont je suis certaine, c’est que, dans ces possibilités, un seul et même nom revient encore , et encore.
Jordan Diaz.
L’équilibre précaire du cœur à sa propre chimie et ses propres envies. Il faut composer avec, autant que possible. Sinon, la chute est brutale. Et si le secret résidait dans la simplicité même du mot «confiance»? Tu sais, dans le genre «faire confiance à la vie», «faire confiance à mes ressentis», «… lui faire confiance, à lui…»?
Ne suis-je pas l’éternelle amoureuse de l’amour, qui siège sur son trône arc-en-ciel agrémenté de fleurs et de brillants à paillettes? À partir de quel moment, le coefficient de difficulté d’une situation devient-il suffisant pour me faire arrêter d’avancer?
… ou du moins, me faire douter de moi-même?
Pourtant, je suis encore là, ici, avec lui.
C’est beaucoup de questions pour une fille, qui regarde les vagues venir lécher ses orteils enfoncés dans le sable, un samedi matin. J’imagine que le temps, ce très cher ami, saura révéler ce qui doit être. Au fond, c’est ça, le grand jeu de la vie.
Prendre des décisions. Faire «confiance». Avancer. Exister pleinement


Avis
Il n’y a pas encore d’avis.